Luttez contre la procrastination

Combien de fois avez-vous remis à plus tard un projet, une tâche administrative, une séance de sport, une échéance ou encore une prise de rendez-vous ? 85% des Français admettent être concernés par la procrastination, c’est-à-dire la tendance à remettre, délibérément, à plus tard ce que l’on pourrait faire le jour même.
Presque tout le monde procrastine. Il n’y a aucun mal à la procrastination ponctuelle, une journée internationale est d’ailleurs dédiée à la procrastination
Mais lorsque la procrastination devient chronique, elle impacte notre niveau de stress et la qualité de notre sommeil.

Portez un regard bienveillant sur vous-même

Dans notre société hyperactive où le maître mot est la productivité, procrastiner peut être assimilé à de la paresse ou un signe de faiblesse. La procrastination n’est pas une question de paresse.
Comme le souligne Fuschia Sirois, professeur de psychologie à l’Université de Sheffield « la procrastination est essentiellement irrationnelle ». Lorsque nous procrastinons, nous sommes conscients que reporter la tâche en question est une mauvaise idée, pourtant, nous le faisons quand même.

Des chercheurs de l’Université Carleton ont analysé auprès de 119 étudiants l’impact du pardon de soi et des procrastinations futures (« How self-forgiveness for procrastinating can reduce future procrastination »). Ils ont constaté que se pardonner soi-même contribuait à la productivité. Les étudiants qui pouvaient se pardonner de procrastiner lors d’un examen finissaient par procrastiner moins pour leur prochain examen.
Les pensées que nous avons à propos de la procrastination aggravent notre stress et détresse. Lutter contre la procrastination commence par prendre conscience des émotions qui nous traversent avec bienveillance. Plutôt que de tenter de fuir vos émotions négatives et les remplacer par des positives, sachez accueillir et accepter vos émotions. Cette étape est un premier pas pour diminuer l’intensité de vos ressentis.

Soyez pleinement conscient de vos capacités

La procrastination est parfois une technique d’autoprotection par peur de l’échec, du rejet et du regard des autres

Si nous échouons, cela ne signifie pas que nous n’en étions pas capable mais simplement que nous n’avons pas donné le meilleur de nous-même. Nous nous protégeons de tout type de vulnérabilité par peur du ridicule social et du rejet.
La peur de l’échec nous paralyse et nous empêche d’agir.

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles

Nous nous concentrons sur l’estime sociale, la quête de reconnaissance plutôt que la tâche en elle-même. La conséquence est que nous corrélons notre valeur à ce que nous faisons.

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Clarifiez et priorisez vos tâches

Notre cerveau est conçu pour économiser l’énergie. Plus une tâche est flou, pénible ou complexe, plus nous sommes tentés de la remettre à plus tard. « L’homme est doté d’un programme biologique de survie qui lui faire fuir le stress et chercher en priorité le plaisir » comme le souligne Henri Laborit, neurobiologiste à l’origine de « la loi du moindre effort ». Nous préférons effectuer des tâches qui nous procurent une satisfaction immédiate ou un faible effort comme manger, être sur les réseaux sociaux, regarder la télé ou encore discuter avec un collègue…

Prenez le temps de planifier vos journées la veille pour déterminer vos priorités et ne pas différer une tâche devant être réalisée.

Structurez votre temps de travail

Notre cerveau ne peut pas se concentrer en continu sur la même tâche. Notre niveau d’attention varie en fonction de plusieurs critères : l’effort cognitif, l’intérêt pour la tâche, l’environnement…
John Medina, auteur des 12 lois du cerveau, affirme que, face aux centaines de stimulus qui sollicitent notre attention, notre durée d’attention se réduit d’année en année. Au bout de, seulement, 10 minutes sur un même sujet et dans une même situation, le niveau d’attention diminue. Ensuite, notre cerveau est plus vulnérable aux perturbations extérieurs, à la procrastination ou encore aux multitâches.
Certains chercheurs recommandent une pause de 2 minutes toutes les 30 minutes. Une pause courte est suffisante pour oxygéner notre cerveau et éviter la perte d’attention.
Pour prendre des pauses à intervalles fixes, vous pouvez vous inspirer de la célèbre technique Pomodoro 

Durant vos pauses, favorisez l’activité physique, comme la marche, qui stimule le cerveau et aide à améliorer la concentration.

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